Ma première Masterclass, SheMeansBusinessMontreuil (les coulisses)

Ma première Masterclass, SheMeansBusinessMontreuil (les coulisses)


Ça y est, je l'ai fait🎉🎉🎉
Ou du moins, on l'a fait car je n'étais pas seule dans cette incroyable aventure.

J'ai organisé ma première Masterclass à destination de femmes: SheMeansBusinessMontreuil!

Faire un bilan de compétences m'a permis de mettre en lumière, ce à quoi j'aspire dans mes projets. Pas mal de choses en sont ressorties, dont une en particulier qui fait vibrer tout mon être: celui d'accompagner les femmes dans leur accomplissement/développement personnel.

Et organiser cette Masterclass  est clairement une première étape à l'accomplissement de ce projet.

Il y'a plusieurs mois (je n'étais pas encore salariée, gardez-le en tête pour la suite), avec d'autres femmes, j'ai assisté à un bootcamp: SheMeansBusiness, un programme qui allie numérique et entrepreneuriat au service des femmes. Initié par Sheryl Sandberg, actuelle COO de Facebook et déployé en France par Social Builder une association à but non lucratif. 

Il s'agit d'un programme à destination des femmes qui souhaitent se lancer dans l'entrepreneuriat. Les modules enseignés tournent autour du leadership, du marketing digital, du web, des réseaux sociaux et du pitch

Le programme comprend deux phases:

  • un apprentissage en ligne axé sur les différents modules cités plus haut
  • un apprentissage en présentiel, ce qui est mieux, ne fut-ce que pour les rencontres et le réseautage
Autant vous dire que c'était 🔥🔥🔥 ce jour là

À la fin du bootcamp, ils annoncent qu'ils recherchent 100 ambassadrices SheMeansBusiness qui à leur tour, formeront 100 femmes lors d'une Masterclass avant la fin de l'année 2019. 

Je décide de me présenter, car à ce moment je porte déjà mon projet. Je saisis donc l'opportunité, je profite de la sieste de ma fille pour répondre au questionnaire mis à disposition et je fais un montage vidéo où j'explique pourquoi je souhaite devenir ambassadrice.

Quelques jours plus tard, alors que je suis à un mariage, je reçois un mail m'annonçant que je fais partie des 100 femmes sélectionnées (à travers toute la France) pour être ambassadrice SheMeansBusiness2019. Ah là là, la joie de ce moment, indescriptible!

Voici comment en juin, avec les 99 autres ambassadrices (toutes régions confondues), je me retrouve dans les locaux de Facebook, pour 3 jours de formations intenses aux modules cités plus haut. 

Notre objectif suite à cette formation? 
Former à notre tour, chacune, 100 femmes.

Ah, j'ai oublié de le préciser: Sans budget 💵💵 mais plutôt avec tout un tas de ressources (gratuites, des partenariats de toutes sortes).

S'il y'a une chose que je retiens de cette aventure, c'est que l'argent n'est pas un frein en soi mais plutôt la cerise sur le gâteau (you know? enfin vous voyez ce que je veux dire?)

Vous vous rappelez que plus haut, je vous disais que quand j'avais décidé de devenir ambassadrice, je n'étais pas encore salariée? Eh bien, le temps a passé, je suis devenue salariée à temps plein. À temps plein et comme par hasard c'est à ce moment que j'ai trouvé ma salle et donc une date. J'avais choisi deux dates, mais la salle n'étant disponible que pour la plus proche. Mon choix a vite été fait!

Je me rappelle encore de ce moment où j'ai vendu le programme au gérant de la salle afin qu'il accepte de faire partie de nos partenaires. J'étais au boulot, j'avais convenu d'une date et d'une heure afin qu'on puisse échanger sur le programme. Ça n'a même pas duré 15 mn, que j'avais le go, je m'étais isolée dans une salle, en sortant de celle-ci j'avais le sourire jusqu'aux oreilles. J'étais hyper contente et fière de moi. 

Mais ma joie a été de courte durée, quelques heures plus tard, j'ai pris conscience que ça y ait, la Masterclass allait avoir lieu, dans moins d'un mois... et que rien n'était fait, il me manquait un truc: le fil directeur. 

C'était mon premier événement de ce genre et je ne savais juste pas par où commencer.

J'ai été prise d'une grosse crise de panique, une très grosse même (aujourd'hui j'en ris, mais c'était mémorable). Heureusement, j'ai repris mes esprits, j'ai réalisé que paniquer ne m’avançais à rien, j'ai retrouvé mes notes ainsi que tous les outils qui nous avaient été fournis au moment de notre formation. Et je me suis lancée, sans m'autoriser à douter!


Les coulisses:

Jusqu'à présent, j'avais toujours été de l'autre côté lors de ce genre d’événement. Vous savez, celui des participantes. Ce qu'on voit généralement n'est que la finalité d'un long processus (où on est loin d'imaginer ce que vivent les organisatrices). Généralement, on ne se pose pas de questions sur tout le travail qu'il y'a derrière.

On se contente juste de profiter, et c'est bien! 
Mais s'en rendre compte n'est pas mal non plus!!!

Les imprévus? Il y'en a eu de toutes sortes:

- Les consignes, parfois contraignantes. Tout était bien structuré, que ce soit pour la communication, les partenariats, le contenu de la Masterclass ou encore le programme. Nous devions suivre ce qui était prévu à la lettre. 

Et je dois avouer que j'ai un peu de mal avec cela (mon côté rebelle peut-être lol). Anyway, je reconnais que c'était bien fait et sûrement important au bon déploiement du programme. C'est mineur, par rapport à l'expérience à vivre, donc je me suis plutôt concentré sur ça.

- À une semaine de la Masterclass, malgré des relances, je n'avais plus de nouvelles concernant la salle. J'ai dû aller sur place, un jour, après le boulot pour que tout se débloque.

- Les grèves, ah les grèves! Heureusement que la visioconférence existe. Et le téléphone aussi, bref les nouvelles technologies quoi. Que ce soit pour les points d'avancement, les répétitions, le dernier débriefing pour le jour J, tout s'est fait à distance.

- Les ressources, comme je vous disais, on n'avait pas de budget à disposition mais plutôt des ressources. La seule contrepartie qu'on pouvait proposer à nos partenaires, c'est de la visibilité sur nos différents réseaux. Je pense que les investigateurs/ices du programme ont dû se dire: les gens, c'est Facebook quoi, vous imaginez le réseau de malade? ça devrait normalement suffire!

Sauf que non, dans la vraie vie, il y'a des personnes qui ne sont pas intéressées, voir même s'en foutent royalement. Le partenariat alimentaire fut le plus sensible de tous. On a failli en avoir un mais ils étaient déjà en partenariat sur un autre événement à la même date. 

Dans le cadre de ce programme, nous avions droit qu'à des partenariats de type mécénat.

- Le manque de temps et surtout la gestion de ma vie perso, de maman et pro en parallèle. Ce fut hard, j'ai dû trouver du temps. Sauter des pauses au boulot, profiter de chaque occasion pour travailler sur le projet. Me lever tôt le matin pour travailler avant d'aller au boulot, ne pas avoir de weekend, rater la fête de fin d'année à la crèche... c'était la veille de l’événement, heureusement msr et my partner in crime étaient là pour prendre le relais (infinie gratitude). 

Pour la petite anecdote: la veille de l’événement, je devais visiter la salle mais cela ne s'est pas fait à cause des grèves de transport. J'ai donc débriefé par téléphone avec le gérant avant de finaliser mes achats pour le lendemain. Parce que oui, je tenais quand même à ce que les participantes aient un petit dej d’accueil. 
Je suis rentrée chez moi à 21h, ma fille avait bien profité de la fête à la crèche comme il faut. Elle avait abusé de chocolats, apparemment un peu trop puisqu'elle a tout vomi sur moi et sur elle à 23h. 
J'étais dépassé mais j'ai préféré en rire et j'ai prié Dieu qu'elle ne soit pas malade toute la nuit. J'ai par la même occasion finalisé les derniers éléments, j'ai dormi 3 h de temps (à éviter)...

Ce qui est bien avec tous ses imprévus, c'est qu'ils nous font réaliser que "Nothing is impossible" et qu'il y'a toujours un moyen de s'arranger, de faire preuve de créativité pour trouver une solution. Sinon, bah, de laisser couler. On n'est pas surhumaines et parfois lâcher prise est THE solution.

Je le dis car quand on organise un événement, on a toujours envie que tout soit parfait et se passe comme on le veut. 
Sauf que la vie est vie, en cela qu'elle est imprévisible!

En gros, on peut pas tout contrôler dans la vie! Mais je ne vous apprends rien.

La logistique, l'organisation en elle-même comprenait:
- La salle à trouver ainsi que la date
- Les partenariats divers, les intervenantes, les invités
- La communication (que ce soit les images et posts à préparer, définir les réseaux sociaux pour communiquer, le partage et le relais de l’événement, le fait de garder le lien avec l'équipe et les partenaires quant à l'avancement du projet,...)
- La logistique sur digit event (que ce soit la création de l’événement, la mise à disposition du lien d'inscription, le suivi des inscriptions, la com sur le programme et le déroulement de la journée...)
- Le travail sur le contenu et le déroulé des slides 
- Le jour J, tester les micros, le matériel, le rétro projecteur... assurer la Masterclass, l'accueil/la gestion des participantes 

Le soutien, être soutenue et bien entourée fait parti des points les plus importants à mon sens. 
Aussi bien dans l'organisation, le déroulé de la Masterclass que dans la vie de tous les jours. 

À tous niveaux, c'est important.
Et Dieu seul sait combien j'en ai eu!

Depuis le début j'étais soutenue, que ce soit par Msr et mes proches, les intervenantes, toutes ces femmes que je côtoies sur les réseaux sociaux et qui pour certaines deviennent des proches (merci Mesdames, merci beaucoup). Ce n'était pas facile tout le temps! Mais garder en tête la finalité du projet m'a beaucoup aidé.

Oser, j'ai osé tout au long de cette aventure, j'ai osé croire en moi, à la réalisation de ce projet, en toutes ces femmes, j'ai osé demander de l'aide, toquer à des portes, aborder des personnes à qui même dans mes rêves les plus fous je n'aurai même pas osé parlé, j'ai osé même quand je doutais. J'ai réalisé qu'en vrai les choses, les gens sont accessibles et qu'il peut m'arriver de me faire tout un tas de films. 

Rêver, j'ai rêvé des partenariats qui n'ont pas pu se faire. Mais ce n'est que partie remise. Du fait des contraintes et du support imposés, je me suis un peu sentie limitée par moments. Mais comme je le disais plus haut, c'était un bel apprentissage.


Ce qui ressort de cette aventure


De la gratitude, beaucoup de gratitude🙏🏾, de plaisir et d'accomplissement de soi (I did it!!! We did it!!! yes again!!!)

Cette impression d'être alignée, l'envie de continuer sur ma lancée! Une semaine c'est le temps que j'ai mis pour me remettre de cette incroyable aventure. Et encore...

Un projet d'ici la fin de l'année ou début 2020 🙌🏾(so stay tunned)

De l'indulgence,  du genre, ce besoin de me foutre une bonne fois la paix, laisser les choses être fluide, sans forcer, c'est ce qu'il y'a de meilleur.

Une envie de me laisser étonner par la vie, une fois de plus !

Mais aussi d'envoyer du lourd Mesdames!!!