Bilan après un mois de crèche, préparation et anticipation de l'angoisse de séparation

Bilan après un mois de crèche, préparation et anticipation de l'angoisse de séparation



Un mois, cela fait un mois déjà que notre fille va à la crèche. Ce Graal (place en crèche/moyen de garde), on a attendu un an pour l'avoir et quand c'est enfin arrivé, vous n'imaginez pas à quel point on était content (enfin si, vous l'imaginez si actuellement c'est votre situation).

 C'est simple, on avait juste envie de le crier sur tous les toits, je me rappelle avoir même fait une danse de la joie (rires).

C'est juste bien pour elle (bon pas le côté, viens on se refile nos microbes)  dans le sens où elle a des personnes plus qualifiées que nous qui s'occuperont d'elle et aussi pour le côté social et pour sa maturité, son développement, sa croissance.

Pour nous, enfin je parlerai de moi, c'est juste libérateur, dans le sens où j'aurai encore plus de temps pour moi (du temps sans interruption). Je peux à présent travailler depuis chez moi et profiter du silence sans être dérangée. Alors qu'avant la crèche, j'allais à la bibliothèque pour profiter de "CE" silence et avoir la paix.

Celui ou celle qui vous dit que c'est possible de travailler depuis chez soi (et de rester concentré) avec des enfants en bas âge à côté (à moins d'avoir un bureau avec une porte qui ferme ou encore un casque antibruit), je ne sais pas comment il/elle fait mais je veux bien avoir son numéro. Parce que chez moi c'est faisable sur une très courte durée et encore c'est quand elle dort ou quand son père est là. Et cela pour la simple raison qu'un enfant de cet âge a vraiment besoin d'attention, d'occupation et que ça explore beaucoup (ça touche à tout et ça explore avec la bouche aussi, rires). 

Bon revenons à ce bilan de crèche. On a eu droit à notre première réunion de parents, une réunion de présentation du mode de garde et de visite des lieux. D'ailleurs à propos, c'est THE réunion, celle pour laquelle il est préférable de poser un max de questions, de lever tous nos doutes (ou les confirmer) , il n'y a pas de questions bêtes, posez-les, car quand on y pense, notre enfant va quand même y passer une bonne partie de son temps. 

Ce qui m'a plu c'est que la crèche applique la pédagogie active. Pour faire simple, l'enfant est au centre de cette pédagogie, il n'est pas spectateur mais plutôt sujet et acteur de sa vie. On se concentre vraiment sur ses besoins et son bien-être: on l'aide à être lui-même, à savoir l'être authentique et unique qu'il est. Il est libre et autonome dans ses activités, les auxiliaires viennent juste en accompagnement. 

Savoir cela m'a rassurée au plus haut point!!! 
Parce que voyez vous, ce sont des critères très importants pour moi.

La semaine qui a suivi a été celle de l'adaptation: aka LA SEMAINE D'ADAPTATION (1h le premier jour avec les parents, puis 2h le second sans les parents... puis 3h... on augmente et le dernier jour, on fait une journée complète). 

Pour nous, elle s'est très bien passée, sauf le dernier jour, celui de la journée complète où elle a eu un peu de mal (j'étais pas loin de la crèche, juste au cas où, on m'appellerait. En plus ils m'avaient conseillé de rester dans les parages juste au cas où). Sinon elle a kiffé, elle s'est bien amusée, elle a bien mangé, c'était vraiment une semaine de découverte pour elle.

La deuxième semaine, les vraies choses ont commencé, avec uniquement des journées complètes. Ce fut la plus dure pour nous, je pense qu'elle a réalisé qu'elle irait tous les jours à la crèche. Dès qu'on entrait dans sa section (celle des moyens), elle s'accrochait à moi et se mettait à pleurer. Moi qui me disait que c'était bien parti et que ça allait durer.

Et ça me brisait également le cœur!!!
Du coup je la déposais le matin, et je venais la chercher 1h avant l'heure prévue de base. 
Je ne dépassais pas le périmètre maison/crèche (des fois qu'on m'appellerait), sauf urgence.

Il faut dire que j'ai eu du mal également à la laisser tout en sachant qu'elle serait triste!!! Je me demandais si les auxiliaires allait assurer (autant que moi avec elle) pour la rassurer, la mettre en confiance et l'aider à trouver ses marques.

Et pour couronner le tout, elle a chopé un rhume la même semaine (cadeau de bienvenue de la crèche) qui a dégénéré en tout grasse et moi un virus par la suite. Après consultation, chez le médecin, celui-ci a préféré qu'elle reste quelques jours à la maison. Ce qui fait qu'on a fini notre semaine à la maison, à se soigner et se reposer.

La semaine qui a suivi a été meilleure, dans le sens où, nous allions mieux toutes les deux. Ce qui est déjà une bonne chose!!! Ensuite, je ne vous ai pas dit mais entre temps j'ai reçu le "livre d'Elizabeth Pantley, Elle est où maman? Se séparer sans larmes entre 6 mois et 6 ans". Recommandé par Danielle (je vous parlais d'elle ici) et vite adopté (très vite même).  

Je l'avais commandé le premier jour de crèche et je l'ai reçu la deuxième semaine, pile poil au bon moment. Auparavant j'avais feuilleté un autre livre à la fnac, pas mal lui aussi, "les psy-trucs pour les enfants de 0 à 6 ans, de Suzanne Vallières".

Ce qui est bien avec ces deux livres, c'est que je n'ai pas eu besoin de les lire en entier pour avoir les réponses aux questions que je me posais. Car ils sont organisés en plusieurs parties, traitant chacune de thématiques différentes.

J'ai donc pu lire d'une traite, les parties qui nous concernait pour pouvoir les mettre directement en pratique. Et s'il y'a un tip qu'on appliquait déjà depuis bien longtemps avant de le lire, c'est celui qui consiste à jouer à cache-cache avec l'enfant (on se cache nous, ou on cache un de ses jouets) afin qu'il prenne conscience que même si on disparaît un moment, c'est pour mieux réapparaître (pour la crèche ça l'aide à comprendre que même si on part, on revient).

Les différents tips feront l'objet d'un autre article car je me suis rendue compte que cet article censé être court à la base est déjà bien long.

Et un de mes objectifs est de partager cette expérience avec vous, tout en allant à l'essentiel.

Un conseil non moins négligeable que j'ai reçu des auxiliaires de la crèche, quand je leur ai demandé, quel était THE conseil qu'elles pouvaient me donner, c'est celui de se sentir en confiance. D'être bien avec l'idée de laisser mon enfant à la crèche, car un enfant, c'est comme une éponge, ça absorbe nos émotions.

Donc si tout est OK pour nous, ça contribue à ce que ça le soit pour notre enfant aussi.

Et si vous en êtes là aussi en ce moment et que ça ne se passe pas vraiment comme prévu, COURAGE!!! 

Concentrez-vous sur vous, sur votre enfant, sur l'environnement (la crèche, les auxiliaires, leur mode de fonctionnement), observez beaucoup, déculpabilisez, c'est quelque chose de nouveau qui demande parfois du temps aussi bien pour vous tout comme pour votre enfant.

Si vous le pouvez, laissez-lui du temps, laissez-vous du temps.

PRENEZ VOTRE TEMPS!!!